La ministre de l’Outre-mer Marie-Luce Penchard entamera lundi matin une série d’entretiens avec les responsables politiques de Polynésie.
Vue du ministère de l’Outre-mer © DR
Objectif : tenter de trouver une solution à l’instabilité chronique de la collectivité. La Polynésie française a vu en effet se succéder neuf présidents depuis juin 2004 et douze gouvernements en cinq ans, dont quatre depuis les élections territoriales anticipées du début 2008. La loi Estrosi de 2007 instaurant un scrutin de liste à deux tours, sans prime majoritaire, n’ayant pas amélioré la situation.
Situation préoccupante
Alors que la Polynésie connaît une situation économique et sociale préoccupante, avec une croissance globale nulle sur la décennie 2000, l’actuel gouvernement de Gaston Tong Sang, qui sera reçu lundi matin par Marie-Luce Penchard, ne dispose plus de majorité à l’assemblée locale.
Au cours de ces entretiens, Mme Penchard compte s’appuyer sur le rapport du conseiller d’Etat Jacques Barthélémy, qui a conduit à sa demande fin mai à Papeete une mission sur la réforme du mode de scrutin et la stabilisation nécessaire des institutions polynésiennes.
Composée, outre M. Barthélémy, de deux responsables des ministères de l’Intérieur et de l’Outre-mer, la mission a proposé plusieurs pistes de modification du mode de scrutin et la réduction du nombre d’élus à l’Assemblée territoriale (57 aujourd’hui, dont 37 aux Iles du Vent, où se trouve Tahiti).
Prime majoritaire
Trois principes ont été retenus : faire en sorte que les institutions soient stables, en réinstaurant si nécessaire une prime majoritaire, représenter correctement les archipels éloignés de Tahiti, où vivent seulement 25% des 270.000 Polynésiens et assurer une parité hommes/femmes. Selon des sources polynésiennes, la mission Barthélémy propose aussi de rendre plus difficile le renversement du gouvernement local par l’Assemblée.
Marie-Luce Penchard recevra les responsables des formations politiques représentées à l’Assemblée ou ayant obtenu au moins 5% lors des dernières élections locales, à l’exception de l’indépendantiste Oscar Temaru de l’Union pour la démocratie (UPLD), qui a décliné son invitation. On compte 27 partis en Polynésie.
Les derniers commentaires ( Nombre de commentaires )
cliquez ici

Le journal de POLYNESIE
